Oloron :

Les terres de la commune sont arrosées par le gave d’Oloron formé dans la ville par la confluence du gave d’Aspe et du gave d’Ossau et par certains de ces affluents : le Vert entre autres.

Le toponyme dont est issu Oloron apparaît pour la première fois sous la forme Iluro . Iluro viendrait de l'aquitain illi(ville) et ur (eau) et est donc la « ville des eaux » car Oloron se trouve à la confluence de deux gaves.

Puis il apparaît sous les formes civitas Lurunensium : Elarona et civitas Elloronensium : EliniaOloro civitas (506), Loron (1009, Elloreus (1073), Holorna (vers 1080), Eleron (XIe siècle), Oleron (1208), Olero (1212), Pagus Oloronensis (1235), Sent-Grotz d'Oloron (1271), Oleiron (1286), Olaro (XIIIe siècle), Diœcesis Oleronensis (1289), Oloronium (1290), Oloroo (1343), Oron (XIVe), le Loron (1442) et Oleron (1801).

Création romaine au 1er siècle de notre ère sur la voie du col du Somport, elle doit son nom, Iluro, aux peuples Aquitains. C'est aussi une citadelle dotée de remparts sur la butte de Sainte-Croix d'Oloron. Le promontoire de Sainte-Croix en est l'oppidum. En 506, Gratus, premier évêque connu assiste au concile d'Agde et devient saint Grat, dont la fête est aujourd'hui encore célébrée à l'automne.

Les grandes invasions vont plonger l'histoire d'Iluro dans l'oubi] Mais vers 1058, il semblerait que quelques habitats aient subsisté car l'évêque Etienne de Lavedan s'installe sur la terrasse alluviale où se dresse encore une chapelle dédiée à la Vierge. En 1080, le vicomte Centulle IV le Jeune vient bâtir la nouvelle ville d'Oloron (nom médiéval dérivé d'Iluro) sur l'ancien oppidum romain.

Entretemps, l'ancienne cité d'Iluro renaît de ses cendres et porte désormais le nom de sa cathédrale, Sainte-Marie.

Les descendants du vicomte s'employèrent à la construction des monuments à leur retour de la reconquista ou des Croisades. Cependant, en 1214, Gaston VI de Moncade dut céder les terres de Sainte-Marie, puis plus tard, celles des villages environnants aux évêques, car il était compromis avec les Albigeois hérétiques.

On assiste alors à une séparation des deux parties : Oloron, ville vicomtale et Sainte-Marie, ville épiscopale, qui deviennent rivales durant huit siècles environ, Sainte-Marie demeurant économiquement dépendante d'Oloron. Sainte Marie Legugnon a existé de 1841 à 1858. La commune est créée en 1841 par la fusion des communes de Legugnon et Sainte Marie. En 1858, elle fusionne avec la commune d’Oloron pour former la nouvelle commune d'Oloron-Sainte-Marie.

A signaler :

-       La tour de Grède ( m Moyen Age)

-       L’ancien Hôtel de ville et la prison, les remparts

-       La cathédrale Ste Marie

-       Les églises Ste Croix et Notre Dame

-       L’ancien séminaire

Eysus :

La commune est traversée par le gave d’Aspe et par ses affluents.

Le toponyme Eysus apparaît sous les formes Villa quœ vocatur Isuici (1077), Ezus (xiiie siècle), Esus (1251), EyssusEizusAisuus et Aïsus (respectivement 1538, 1544, 1589 et 1675).

 

L'église Saint-Pierre, d'origine romane, fut reconstruite aux XVIe et XVIIe siècles.