Taron, 21 novembre 2019

Pour profiter enfin du retour du soleil, deux cars nous ont conduits à Taron, randonneurs impatients de cheminer dans cette campagne au nord de Pau, à l’extrémité ouest du Vic-Bilh, au sud de Garlin.

Le premier groupe contournait la tour sévère de l’église romane de Taron par des routes peu fréquentées, champs dénudés, maïs secs attendant la coupe ou prairies d’un vert vivifié par les derniers jours sous la pluie. Les coteaux s’élevant vers les bois, tous les jaunes, les roux, les rouilles de l’automne tranchant sur les pins ou les feuillus ayant résisté aux premiers froids. Des fermes disséminées portent les noms de par-ici : Duclos, Cazenave, Rey, Pesserre, Sarraille…

Le second groupe déposé au carrefour Pierrou rejoignait aussi la crête avec de belles maisons béarnaises à tuiles plates : St Jouhan, Péhau, domaines cachés dans les bois, comme le Tumulus. Sur ce parcours très vallonné nous avons suivi la trace d’herbe et de mousse perçant le milieu de la route comme un fil conducteur à suivre jusqu’à la pause au pont sur le Lées.

Le regard portant sur de belles échappées vers les sommets enneigés plein sud, au-delà des lignes fuyantes des vignobles dégringolant les pentes raides. Quelques brebis… Belle descente par la côte de Charly (il vaut mieux avoir les genoux solides) vers l’ancien moulin sur le Lées qui serpente dans le vallon.

Arrivé à Taron, le G2 a pu trouver le maire qui a volontiers  ouvert l’église, une aubaine. Architecture romane du 11e siècle remaniée avec ses voûtes croisées d’ogives. Les grands fragments de mosaïques proviennent du site gallo-romain primitif, aux motifs végétaux ou géométriques. Le riche parcours des siècles est inscrit dans la pierre. A noter qu’elle sert aussi de cadre à des concerts occasionnels. Un très petit village  préserve ce patrimoine, un complément de balade qui a été apprécié des curieux.

Alors, à la semaine prochaine.

Participants : 82

 Parcours : G1 8.7 km. G2 5.9 km