Abos :

L es terres de la commune sont arrosées par le gave de Pau et ses affluents, la Bayse (et par son tributaire, l'ancien canal du moulin, lui-même alimenté par le ruisseau le Arrious) et la Juscle.

Le toponyme Abos est mentionné en 1116 et en 1234 ainsi qu'au XIIIe siècle, et apparaît sous les formes Abossium (1345), Abos (1385), Abous (1538) etAbos (vers 1630 et XVIIe siècle).

Le village s'enorgueillit d'avoir compté parmi ses résidents deux grandes figures béarnaises : Pierre de Marca (1595-1662) qui fut président du Parlement de Navarre, archevêque de Toulouse; Charles de Bordeu (1857-1926) écrivain et poète.

 

Arbus :

 

Sur le flanc du coteau se trouve l'église et le "château" qui est une maison béarnaise du XVIIIe siècle. Une statuette de 14 cm de haut représentant un taureau en bronze (enseigne de la légion romaine) a été retrouvé sur le territoire de la commune. En 1385, Arbus constituait une dépendance du marquisat de Gassion.

Jurançon :

Les vins doivent provenir exclusivement de cinq cépages. Petit manseng et gros manseng, les cépages principaux, doivent représenter au moins 50 % de l'encépagement. Les courbu , camaralet de Lasseube et lauzet sont les cépages complémentaires. Seuls les vins issus des petit et gros manseng peuvent bénéficier de la mention vendange tardive.

Bien qu'ils soient apparentés, le petit manseng et le gros manseng sont distingués séparément depuis plus de cinq siècles. Leur peau épaisse résiste très bien à la pourriture grise et permet un passerillage sur souche. Bien que ce soit majoritairement le cas, le gros manseng n'est pas réservé qu'au vin sec et le petit manseng qu'au vin doux. La plupart des vignerons raisonnent la destination du vin en fonction du terroir de la parcelle et de la date de récolte, plus que par le cépage. Le gros manseng est plus fertile et produit globalement moins de sucre que le petit manseng. Tous les deux ont la particularité de conserver une acidité importante, même en sur maturité ; cette particularité permet de donner un équilibre entre vivacité et sucre exceptionnel.

Le courbu blanc est un cépage nettement plus précoce et qui craint les maladies cryptogamiques et la pourriture grise. Il est apprécié pour sa vivacité qui contrebalance la douceur des manseng. Certains vignerons ne l'utilisent pas, sa récolte étant trop décalée, elle oblige à faire durer les vendanges. D'autres, dans les secteurs les plus tardifs, apprécient sa précocité, même si elle se paye parfois les années de gel tardif au printemps.

 

Le camaralet de Lasseube et le lauzet sont des cépages reliques. Peu productifs, ils sont délaissés par la majorité, mais ceux qui en cultivent leur reconnaissent un rôle dans la complexité du vin. Par exemple, le domaine Nigri trouve un côté épicé au camaralet qui donne un plus aux assemblages de vin sec, même s'il est minoritaire. Ce même domaine cultive le lauzet pour son aptitude à apporter au vin une note minérale, en sec comme en doux.