Taron-Sadirac-Viellenave:

La commune est traversée par un affluent de l'Adour, le Léez, et par des tributaires de celui-ci, les ruisseaux le Gabassot et le Laas.

Le toponyme Taron apparaît sous les formes Tarusates , Taroo (1385) et Taro (1538).

Le toponyme Sadirac est mentionné au XIème siècle, et apparaît sous les formes Sedirag (XI ème siècle), Sedirac (XIII ème siècle), Sadiracum et Sediracum (respectivement 1286 et 1305) et Siderac (1546).

Le toponyme Viellenave apparaît sous les formes Vielenave de Sediragues (1402) et Vilanaba (1542).

Capitale des Tarusates*, du temps de César, le village est construit sur l'ancien emplacement d'une villa gallo-romaine.

À Taron, un fossé témoigne de la présence d'une fortification au haut Moyen Âge. À Sadirac-Péhau, un autre ensemble fortifié est signalé, datant, semble-t-il, des XIIe, XIIIe et XIVe siècles. Taron était le centre religieux de la seigneurie de Sadirac dont le manoir est aujourd'hui détruit.

La commune présente un ensemble de maisons et de fermes dont la construction s'étale du XVIe aux XIXe siècles. Le presbytère de Taron date, quant à lui, de 1735.

On trouve à Taron une église (église de l'Assomption-de la-Bienheureuse-Vierge-Marie) édifiée sur les restes d'une construction gallo-romaine, qui présente des vestiges datant des Xe et XIe siècles. Une mosaïque, datée du Vème siècle représentant un panier, un poisson et un arbre fruitier, a été trouvée lors de fouilles d'une villa antique, transformée au Moyen Âge en cimetière. L'église recèle du mobilier, des tableaux, des verrières, une Stèle discoïdale, une dalle funéraire datant de 1736 et des objets inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

 

* Tarusates : Les Tarusates étaient un peuple aquitain (proto-basque) cité par Jules César et Pline l'Ancien. On l'identifie généralement aux Aturenses (une dénomination qui s'impose à partir du IVème siècle). Ils habitaient l'actuel Tursan et avaient pour ville principale Atura (Aire sur l'Adour).