CUQUERON, 12.03.2020

Cuqueron, drôle de nom ! Un nom qui pétille comme… la malice d’une rando sous la bruine… Un nom qui roule en bouche comme une goutte de Jurançon… Cuqueron et ses fantômes de brumes qui s’enroulent dans les vagues des collines… Monein en bas au loin dans la vallée et son massif clocher rugueux bien planté. On descend vers l’élégant château… de Cuqueron, gagnés par la poésie du paysage qui se déroule scandé par les pentes du vignoble. Fraîcheur des tout premiers arbres fleuris ombrant les délicates fleurs des fossés signes de printemps.

Silence dans les vignes nues de leur verdure, de leur rousseur automnale, pourtant la verdeur circule dans les sarments et c’est le moment de tailler, de former les deux branches d’où jailliront les grappes dorées. Vous étiez prévenus que la rando serait courte et sportive, ça monte ou ça descend tout le temps. Souffler en regardant la curiosité de la maison Palu érigée par M. Mior en 1970, maison solaire futuriste, avec déjà des panneaux solaires et son observatoire : « Galaxie 2000 ». La Case – terme comprenant la maison, la famille et le terrain – la première construction de galets de 1777, a été conservée pour y abriter l’atelier. Quelques maisons jalonnent les courbes du terrain, de belles béarnaises témoins du patrimoine rural.

Pause au château d’eau, verticalité de cette longue colonne qui donne l’étonnante sensation de vertige vers le haut. Dernière partie à travers bois, la tempête a laissé des géants couchés racines à l’air, la plupart de ces arbres sont rongés et vulnérables, un nettoyage naturel. La pluie fine du départ nous a finalement laissés tranquilles sur le chemin, pour savourer le bien-être de la balade sur les coteaux de Cuqueron. Alors dès que ce sera possible… au plaisir de la prochaine randonnée.

Participants : 45

 

Parcours : G1 8.10km G2 6.8 km