Lescar :

Les terres de la commune sont arrosées par le gave de Pau et son affluent l’Ousse des Bois. Des affluents du Luy de Béarn, l'Aigue Longue (ainsi que son tributaire, le ruisseau le Lata) et l'Uzan, traversent également la commune.

Le toponyme Lescar apparaît sous les formes Beneharnum et Benearnum , Benarnus, civitas BenarnensiumBenarna et Benarnum ( VIe siècle), Ecclesiola Beati Joannis-Baptistœ, Lascurris (980 ), Laschurris (1128 ), Alescar (1170 ), Laschar ( XIIe siècle), Diœcesis Lascurcensis et Lascurrensis (respectivement 1289  et 1313), Lascaa ( XIIIe siècle ) Lascar (1394 ), Lesca et Lasca (1538 ).

Les origines de la ville de Lescar remontent à la période de la protohistoire (2500 ans avant JC). La présence des Venani qui peuplent les environs est confirmée grâce aux nombreux tumuli découverts sur la plaine du Pont-Long. Les Venani, peuple de pasteurs et d’agriculteurs donneront leur nom par dérivé à Beneharnum, berceau du Béarn. Beneharnumm devient capitale du Béarn en au IVe siècle. La ville se développe alors dans la partie basse de la commune et devient ensuite évêché. Victime d’invasions, Lescar se reconstruit sur le promontoire rocheux qui surplombe la ville. Au Xe siècle Guillaume Sanche y fait construire une chapelle dédiée à Sainte Marie. Cette chapelle est consacrée cathédrale en 1062. De retour de croisade, l’évêque Gui de Lons débute la construction d’un nouvel édifice vers 1120 : l’actuelle cathédrale de Notre Dame consacrée en 1145. La ville se dote de bâtiments canoniaux. La Tour de l’Evêché (XIVe siècle) demeure le symbole d’un pouvoir disparu à la Révolution. De nombreuses traces encore visibles

(remparts, la porte de l’Esquirette, la tour du presbytère, les habitations, etc.) sont la preuve d’une existence du passé médiéval).

 

Afin de conforter le catholicisme en Béarn, Henri IV fait appel à l’ordre des Barnabites qui édifient leur collège au XVIIe siècle (l’actuel lycée Monod).