JEUDI 3 MAI 2019

SORTIE HERRERE

 

 

Nous n'avons pas erré à Herrere, soucieux de suivre fidèlement le tracé de

cette rando sur le piémont pyrénéen.

Enjouée et resserrée, la troupe (rien de militaire ni de bruits de  bottes) des 46

présents, échappés peut être de la manifestation du 1er mai, s'est scindée en deux

comme d'habitude.

Pour les «  déterminés », départ depuis l'église juchée sur un promontoire dominant

le village et la vallée.

Pour les autres, par opposition, appelées les «  indéterminés » sans qu'il y ait là matière

à discrimination, départ prés de l'aérodrome.

A partir de là, trajet commun.

 

Suivant cet espace, pas le moindre « coucou » à se mettre dans l'oeil, pas le moindre

vol d'oiseaux, pas plus que le battement fébrile d'un papillon. C'est à croire que cette

nature, un peu cotonneuse et tamisée, s'est cantonnée à ras le sol.

Aussi, cahin-caha, clopin-clopant, nous tous, bien campés dans nos souliers pas vernis

avons découvert, à travers des champs de féveroles et des prés en jachère, le

«  Bédat d'Herrere ».

Des arbres à droite, des arbres à gauche de toutes sortes d'essences, le feu dans

le regard, des fouillis d'où émergent des fougères adultes.

De part et d'autre, le  Bédat d'Herrere  a fait des coupes sombres, des grumes s'agglutinent

sur les côtés dans l'attente de nos pauses.

Rompant une certaine monotonie d'un chemin très sage, soudain, un doux clapotis.

Sur notre gauche, avec majesté, comme une star adulée, une onde primesautière,

saute sur les pierres plates alors que sur la droite, le gave d'Ossau dissimulé derrière

le hallier, roule des mécaniques. Contraste entre la relative agitation  et la sérénité.

Moment fugace. Instants romantiques.

Délaissant le plat de ce paysage  et le cours du gave, une montée un peu raide mais

pas boueuse malgré de temps en temps de profondes ornières servant d'abreuvoir

aux oiseaux discrets.

Récompense en haut. Vue sur le piémont jouant dans la gamme des verts, vert foncé sur

le fond, puis vert tendre des arbres habillés de neuf, et en premier plan, sur une prairie

un peu dénudée, le vert virant au jaune pour les jeunes fougères  qui éclosent et

dressent fièrement leur tige en forme de crosse d'évêque.

A travers cette prairie, descente vers un chemin ocre menant vers le bois d' Escou.

Puis, au  niveau  de la ferme Bordes, nous rejoignons la route. Après encore un temps

de marche  et nous voilà arrivés au car au point programmé.

A quelques minutes prés, les «  déterminés » sont là. Pour eux, raccourci du trajet.

 

Bon ! Le  soleil n'a pas été présent mais la pluie non plus.

Merci pour votre présence.

Participants 46

G1 : 9. 5km

 

G2 : 7.0 km